BSN : la Bibliothèque Scientifique Numérique

Compte rendu de la Journée de présentation organisée par le réseau national RENATIS à l’ ENS Cachan le 4 juillet 2012
Cette journée était dédiée à la restitution des travaux de l’ensemble des 9 segments du projet de BSN dont voici ici les différentes présentations

Présentation générale du projet de TGIR BSN par Françoise THIBAULT (DGRI) et Michel MARIAN, (DGESIP) du MESR.

Conçue pour être un levier d’économies et apporter des gains en qualité, la BSN est une réponse à la révolution numérique qui touche le secteur de l’ IST (croissance des coûts , augmentation du poste des acquisitions, réponses désordonnées aux évolutions du numérique, … )
Il s’agit de consolider les opérateurs nationaux de l’ IST là où ils ont des acquis et d’instaurer un pilotage politique commun et une force de proposition technique sur l’ensemble des segments de l’ IST. La coopération européenne et internationale fait partie intégrante du projet.

Objectifs :

  • Construire une plus grande force de négociation et une réactivité coordonnée par l’interconnexion de l’ensemble des groupes et segments BSN
  • Gain d’économies par :
    • la réduction de la progression des coûts (plafond BSN 1)
    • l’ extension des opérateurs de mutualisation (BSN 1, 4, 7, 8, 9)
    • l’orientation et le redéploiement vers des priorités partagées ( BSN 5,7)
  • Gains  en qualité:
    • pérennité de la possession de ressources acquises ou labellisées (BSN 1, 6)
    • égalité d’accès (licences nationales)
    • facilité des accès (BSN 2,3)
    • valorisation de la production scientifique  française (BSN 3, 4)
    • expression plus directe des besoins mobilisation des chercheurs ( ISTEX)

Des opérateurs coordonnés au service de tous les acteurs de l’ ESR : Couperin, Cines,  Cléo, BNF, Numdam,  INIST, ABES, etc…

Voici quelques éléments de synthèse sur les différents segments de BSN :

Dans BSN1, Acquisition des revues (courant) et des archives par Gregory COLCANAP L’ensemble du processus, du recensement des besoins jusqu’à l’acquisition des ressources, est repensé en vue de la coordination nationale des acquisitions ( l’expérience de Couperin est utilisée pour créer une structure commune) ainsi que la construction d’ un nouveau modèle de répartition des coûts entre les acteurs, la définition d’ une stratégie en matière de modèle économique et l’acquisition d’un dispositif de portage financier pour les groupements de commandes et les licences nationales.
Actuellement il existe 4 licences nationales ( Eighteenth Century Collections Online, SPRINGER – revues et ebook – la base de données EEBO, le corpus des dictionnaires Classiques Garnier). Voir le site dédié aux licences nationales : http://www.licencesnationales.fr/
Sur le volet Acquisition, le Projet ISTEX , signé le 19 avril ( COUPERIN / CNRS / ABES/ Univ. de Lorraine pour le compte de la CPU ), est doté de 55 M euros pour acquérir de la documentation en licence nationale pour tous les chercheurs : comment vont être fixées les priorités pour l’acquisition de ces nouvelles ressources ? car il est nécessaire de trouver un équilibre entre des ressources généralistes et des ressources niches ainsi qu’ entre tous les domaines disciplinaires . Aussi, il est prévu de lancer un recensement des besoins et de lancer une enquête auprès des chercheurs

Dans BSN2, Dispositif d’accès et d’hébergement par Stéphane POUYLLAU, la question posée est celle de l’optimisation des accès pour que l’utilisateur final n’ait pas un système trop complexe (information distribuée sur plusieurs portails qui ne sont pas interconnectés). Parmi les recommandations faites par le groupe : l’identification unique des ressources, l’ utilisation d’API pour faciliter les accès,  l’utilisation des technologies du web sémantique pour faire de l’interopérabilité,  … ainsi qu’un point de vigilance sur les licences négociées avec les éditeurs qui doivent permettre toutes les utilisations des données elles-mêmes

Dans BSN3Dispositifs de signalement par Annie CORET et  Raymond BERARD,  l’objectif du projet est de travailler à  la réalisation d’une base de connaissance publique et de se doter d’un réferentiel de la production scientifique française. Un état des lieux est entrepris sur les systèmes existants (HAL, revues, colloques, base de l’OST, bases biblio, bases locales, archives , dossier AERES, … ). il est question également de se doter d’un SGBD mutualisé et de constituer un Hub de métadonnées.

Dans BSN4, Archives ouvertes par Christine BERTHAUD, co-piloté par Jacques Millet (Inria). La BSN s’appuie sur HAL, archive destinée au dépot et à la diffusion des articles scientifiques. En 2012 est engagée la signature d’une nouvelle convention de partenariat autour de Hal avec un objectif de gouvernance et de financement partagés sous forme d’ UMS –  A noter que HAL est la seule archive ouverte qui assure la pérennité des documents. Des chantiers sont identifiés comme prioritaires : les identifiants pérennes, (seront utilisés les résultats des travaux des autres segments BSN sur le sujet ) et les référentiels communs des archives ouvertes.

Dans BSN5, Numérisation par Gilbert PUECH.  il s’agit de favoriser la coordination des actions de numérisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et d’ accompagner les porteurs de projet pour garantir l’interopérabilité . Quelques projets phare : Le projet Persée en SHS a vocation à s’ouvrir à d’autres sciences  (410 000 documents scientifiques ), le projet NumDam en mathématiques,  le projet de  la bibliothèque Cujas, etc. : Comment valoriser le patrimoine numérique par une numérisation à valeur ajoutée ? comment assurer un meilleur signalement  (indexation et enrichissement des métadonnées) ?  Attribution de labels pour pérenniser des documents qui répondent à certaines spécifications. BSN5 cherche des chercheurs représentants de leurs communautés scientifiques pour identifier des corpus à numériser

Dans BSN6, Archivage pérenne par Olivier ROUCHON .  Collaboration entre le CINES et la BNF pour assurer la conservation du document et de l’information qu’il contient dans le fond et la forme , sur le très long terme, en le rendant accessible. Actions 2012 : soutenir la création d’une structure interministérielle fédérant les acteurs nationaux de la préservation numérique et en s’appuyant notamment sur le groupe PIN (pérennisation de l’information numérique, GT au sein de l’association ARISTOTE).  Étude de la mise en place d’un LABEL BSN qui valide l’intérêt scientifique national d’une collection et en contre partie lui assure des services d’archivage et d’accès.  A noter l’importance pour le projet de faire de la veille technologique sur les métadonnées, les formats, les supports …

Dans BSN7, Editions numériques par Jean-Michel HENNY et Marin DACOS, et la participation de Laurent Romary (Inria/Max-Planck Institute) à ce groupe. Marin Dacos insiste sur l’importance du libre accès aux résultats de la recherche et de la redéfinition du droit d’auteur qui doit être repensé dans le contexte du numérique (la loi ne doit pas brider les usages), émet des réserves sur le modèle auteur/payeur, prône la recherche d’une 3e voie entre green et gold (liens avec des initiatives similaires comme OAD). BSN7 travaille à l’élaboration d’une charte de bonnes pratiques d’édition électronique scientifique qui devrait sortir en 2012 et associé
En accompagnement du site BSN7, Marin Daccos a ouvert un site de veille collaborative sur l’édition scientifique http://esn.hypotheses.org/ .

Dans BSN8, Fourniture de documents, prêt par Jacqueline GILLET et Raymond BERARD, les travaux de l’ Aura (2006-2008) servent de base au travail du groupe : les services de peb sont très consommateurs de ressources humaines, avec un processus de travail archaique et peu organisé aussi il s’agit de reprendre la discussion sur un service unifié de diffusion à distance de documents numériques et papier (convergence ABES / INIST) : on vise une visibilité maximale pour l’usager mais on garde une multitude de points d’entrée ( refdoc, opacs, sudoc,…) qui devront être compatibles avec un guichet unique

Dans BSN9, Formations, compétences, usages par Michel ROLAND Il y a un décalage entre les formations initiales, les formations continues et l’environnement numérique de l’IST , de même entre les référentiels métiers et les besoins nouveaux liés au monde numérique. Le but est d’ élaborer un recueil de compétences liées à l’information scientifique numérique dans la formation initiale et de définir les besoins de formation en ISN sur la base des segments BSN.  Il s’agit de comprendre par exemple pourquoi l’ensemble des outils web2.0 sont sous utilisés par les doctorants sauf pour le cas des réseaux sociaux. Les bibliothèques , de lieux d’accès à l’information évoluent vers des lieux d’ accompagnement au changement dans les méthodes de l’ apprendre (Learning Center)

Voir  l’ensemble des tweets envoyés lors de la journée de présentation

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